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La guitare rythmique

Il n’existe pas de fausses notes en musique moderne, on peut toujours rattraper son « erreur » en improvisant un ornement mélodique qui justifiera cette note imprévue. Mais commettez un mauvais placement rythmique, et c’est tout le morceau qui s’effondrera ! Véritable architecture de la composition, le rythme est ce qui différencie le musicien amateur du professionnel, le néophyte du mélomane. Continuer à lire

Les deux écoles

Le fingerpicking est le jeu aux doigts. Pour un jeu en arpèges, il permet de jouer plusieurs cordes mêmes espacées (par exemple la première et la sixième) en même temps, et d’ainsi jouer sur le même instrument la mélodie et la basse ensemble.

Le jeu au médiator est lui nommé strumming. Il est très associé à la guitare acoustique dans la pop music.

Techniques de base

Pour le fingerpicking, on considère généralement que les doigts de la main qui pince les cordes (donc la main droite si vous êtes droitier) ont un rôle défini : le pouce s’occupe des cordes 4, 5 et 6, puis à l’index la troisième corde, le majeur la deuxième et l’annulaire la première. Rappelons que sur une guitare, la corde la plus fine est la première ! On peut ainsi non seulement jouer en même temps une mélodie et sa basse à l’image du piano, mais aussi jouer aisément le temps et le contretemps en utilisant ses quatre doigts.

Avec un médiator, le rendu sera plus simple, puisqu’on va généralement faire un aller (donc l’action de descendre la main de la corde la plus grave à la plus aiguë) pour jouer l’accord sur le temps, et un retour (l’action inverse) pour correspondre au contre temps.

Faiblesses et qualités

Le jeu au médiator, vous l’aurez compris, ne permet pas de jouer ensemble deux notes trop espacées matériellement parlant sur le manche de votre guitare. En outre, pour des pièces réellement rapides, vous ne pourrez pas anticiper les notes suivantes en plaçant vos doigts en amont.
Le jeu aux doigts dispense de tous ces problèmes là. Néanmoins, si vous voulez un rendu plus fidèle au morceau travaillé, dites vous bien qu’une immense majorité de guitaristes populaires utilisent un médiator, et que cela confère une attaque et un style bien identifiables, spécialement dans le rock’n roll et ses styles dérivés.

Entraînement

Il convient, même si on a choisi plutôt un style que l’autre, de s’entrainer régulièrement aux deux jeux.

Pour les doigts, voici un exercice de base. Considérez que pour votre main droite pour les droitiers, et respectivement la gauche pour les gauchers, nous renommons les doigts, du pouce à l’auriculaire : P 1 2 3 4. Pour le pouce, nous avons précisé qu’il s’occupait des cordes 4, 5 et 6. Nous nommerons donc P6 lorsque le pouce joue la sixième corde.

Maintenant, pour les accords ouverts de Mi, Fa et sol, utilisez ce rythme : P6/1/2/P5/1/2. Puis pour les accords de La, Si, Do : P5/1/2/P6/1/2. Et pour Ré : P4/1/2/P5/1/2. Ainsi vous jouerez un rythme ternaire en alternant à chaque fois la tonique et la quinte ou la tierce en basse.

Pour l’entraînement au médiator, le plus primordial est de toujours jouer le temps en aller et le contretemps en retour. Commencez donc par définir un tempo au métronome entre 80 et 100 bpm, en jouant tous les temps et le dernier contretemps sur une mesure de quatre temps. Puis une fois l’exercice assimilé, augmentez le tempo.

Et surtout n’oubliez pas, si vous souhaitez progresser, restez le plus précis possible avec votre métronome !

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